Selon la demande de Jésus à sainte Marguerite Marie, nous vous proposons de veiller une heure avec Jésus, en l’accompagnant pas à pas dans son agonie.
Exposition du saint Sacrement : Heure H
Chant : Miséricorde du Seigneur
Partition 23-05, p. 496, p. 36 livret du pèlerin
Dieu, Un et Trine, mystère indicible,
Tu nous dévoiles ta face.
Ô Miséricorde, justice admirable,
Dieu de tendresse et de grâce.
Salut de nos âmes, lumière joyeuse,
Notre espérance invincible.
Miséricorde du Seigneur,
Viens, viens à notre aide.
Viens, envahis de ta lumière
Les cœurs de ceux qui se perdent.
Ô Fils unique, cloué au calvaire
Pour nous sauver des ténèbres.
Sagesse divine, folie et scandale,
Source de vie et de grâce.
Visage du Père, amour sans mesure,
Force des humbles et des pauvres.
Méditation
Tout au long des semaines qui suivent, jusqu’au Dimanche de la Miséricorde Divine (avril), ce sont des paroles de Sainte Faustine, la messagère de la Miséricorde, qui nous accompagneront.
5 février :
Jésus, vous seul savez comment l’âme, enveloppée de ténèbres, gémit… et que, malgré cela, elle a faim et soif de Dieu comme une bouche brûlée a soif d’eau. Elle meurt et se dessèche, elle meurt d’une mort sans mort, c’est-à-dire qu’elle ne peut pas mourir. Ses efforts sont inutiles, une main puissante est posée sur elle.
Désormais elle est au pouvoir du Juste. Toutes les tentations extérieures cessent, tout ce qui l’entoure se tait. Comme l’agonisant, l’âme perd de vue tout ce qui est extérieur : Elle est toute entière recueillie sous la puissance du Dieu Juste et Trois fois Saint.
Mon âme a vécu ce moment, alors que j’étais seule dans ma cellule. Quand elle commença à s’enfoncer dans le désespoir, j’entrais en agonie ; je saisis ma petite croix et la serrait convulsivement dans la main. Je sentis qu’en moi, le corps se détachait de l’âme, si bien que, désirant aller voir mes Supérieures, je n’en avais plus la force. J’ai alors prononcé les derniers mots : « Miséricorde de Dieu, j’ai confiance en vous ! »
12 février :
Le soir, quand je suis entrée dans la petite chapelle, j’entendis : « Ma fille, médite ces paroles : Etant tombé en agonie, Il priait plus instamment. » – Lorsque j’ai commencé à réfléchir plus profondément, mon âme fut envahie par une grande lumière. J’ai reconnu qu’il nous faut beaucoup de persévérance dans l’oraison… Pendant cette heure d’adoration j’ai perçu tout le gouffre de ma misère. Ce que j’ai de bon en moi est tout à Vous, Seigneur. Mais parce que je suis petite et misérable, j’ai le droit de compter sur Votre infinie Miséricorde.
(Paroles de Jésus à Faustine) : « Je te donne part à la Rédemption du genre humain. Tu es Mon soulagement au moment de Mon agonie. Bien que Ma grandeur soit inconcevable, Je demeure seulement avec les petits. J’exige de toi l’esprit d’enfance. Vois ce qu’a fait de Moi Mon amour, Ma fille. Dans ton cœur Je trouve tout ce que Me refuse un grand nombre d’âmes. Ton cœur est un repos pour Moi ».
19 février :
Quatre jours ont passé depuis mes vœux perpétuels. Je tâchais de faire l’Heure Sainte. C’était le premier jeudi du mois. Dès que je suis rentrée dans la chapelle, je fus envahie jusqu’au plus profond de moi-même par la présence de Dieu. Je sentais nettement que le Seigneur était près de moi. Après un moment je vis le Seigneur, tout couvert de plaies. Il me dit : « Vois, Celui que tu as épousé. » J’ai compris la signification de ces mots, et je répondis à Jésus : « Je vous aime plus, en vous voyant ainsi blessé et anéanti, que si je Vous voyais dans Votre Majesté. » Jésus demanda « Pourquoi ?» Je répondis : « Une grande Majesté me fait peur, à moi, le petit néant que je suis ; tandis que Vos Plaies m’attirent vers Votre Cœur et me parlent de Votre grand amour pour moi. » Un silence régna après cette conversation. Je fixais mes yeux sur Ses Saintes Plaies, et je me sentais heureuse de souffrir avec Lui. Souffrant ainsi, je ne souffrais pas, car je me sentais heureuse en reconnaissant la profondeur de Son amour, et cette heure passa comme une minute.
26 février :
Jeudi je tâchais de faire l’Heure Sainte, mais j’ai eu beaucoup de peine à la commencer. Une certaine langueur commença à me pénétrer le cœur. Mon esprit s’assombrit tellement que je ne pouvais comprendre les plus simples formules de prière. Ainsi passa une heure d’oraison ou plutôt de combat. Je résolus de prier une seconde heure, mais les souffrances intérieures grandissaient ; grande sécheresse et découragement. Je résolu de prier une troisième heure. Pendant cette troisième heure, que j’ai décidé de faire à genoux, sans aucun appui, mon corps commença à réclamer un peu de relâche. Mais je ne lui ai rien accordé. J’ai étendu les bras et, sans un mot, je persistai par un acte de volonté. Après un moment, j’ai ôté l’anneau de mon doigt et j’ai demandé à Jésus de regarder ce signe de notre éternelle union. J’ai offert à Jésus les sentiments que j’avais le jour des vœux perpétuels. Après un moment j’ai senti qu’une vague d’amour commençait à envahir mon cœur. Puis l’esprit soudain recueilli, les sens silencieux, la présence de Dieu m’enveloppa. Je sais seulement que Jésus est là.
Je Le vis à nouveau tel que je L’avais vu, immédiatement après mes vœux perpétuels, pendant l’Heure Sainte. Là aussi, Jésus se tint soudain devant moi, dépouillé de ses vêtements, le Corps couvert de plaies, les yeux noyés de sang et de larmes, le Visage défiguré et couvert de crachats. Alors le Seigneur me dit : « L’épouse doit être semblable à son époux. »
H + 8 min :
Chant : Jésus, je viens à toi, Jésus
Partition 14-19, p. 323, p. 52 livret du pèlerin
Jésus, je viens à toi,
Jésus, je crois en toi,
Entends ma voix, Seigneur,
Je veux vivre pour toi.
Jésus, je viens à toi.
Mes soucis, mes pensées, je veux te les donner,
Tu es le bon berger, et je veux t´adorer.
Evangile
14, 32 Ils parviennent à un domaine appelé Gethsémani. Jésus dit à ses disciples : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais prier. »
Méditation
[Nous méditons avec des extraits du Petit Journal de Sainte Faustine]
Aujourd’hui, je me sens assez bien et j’étais contente de pouvoir faire l’heure sainte. Quand j’ai commencé l’heure sainte, au même instant mes souffrances physiques augmentèrent à tel point que je fus incapable de prier. Quand l’heure sainte fut finie, mes souffrances cessèrent aussi ; et je me plaignais au Seigneur, parce que je désirais tant me plonger dans Son amère passion et que ma souffrance ne me l’avait pas permis. Alors Jésus m’a répondu : « Sache, ma fille, que lorsque je te fais ressentir et connaître plus profondément mes souffrances, c’est ma grâce ; mais lorsque ton esprit s’égare et que tes souffrances sont grandes, alors tu prends véritablement part à ma passion et je te rends complètement semblable à moi ; il t’appartient de te soumettre à ma volonté à ces moments-là plus qu’à n’importe quel autre moment ».
H + 16 min :
Chant : Anima Christi
Partition 20-03, p. 712, p. 62 livret pèlerin
Anima Christi, sanctifica me. Corpus Christi, salva me.
Sanguis Christi, inebria me. Aqua lateris Christi, lava me.
Evangile
14, 32 Jésus dit à ses disciples : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais prier. »
33 Puis il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean, et commence à ressentir frayeur et angoisse.
34 Il leur dit : « Mon âme est triste à mourir. Restez ici et veillez. »
Méditation
(Paroles de Jésus à Sainte Faustine) : « Tu dis que de grandes ténèbres obscurcissent ton esprit, pourquoi donc ne viens-tu pas dans ces moments-là vers Moi, qui suis toute lumière. En un instant Je peux verser en ton âme autant de lumière et de compréhension de la Sainteté que tu ne saurais en retirer d’aucun livre, ni en recevoir d’aucun confesseur. Tu dois savoir que même ces ténèbres dont tu te plains, je les ai d’abord traversées pour toi au Jardin des Oliviers. Mon âme fut saisie d’une tristesse mortelle ; et je te donne en partage une parcelle de ces souffrances en raison de l’Amour particulier que J’ai envers toi et du haut degré de sainteté que je te destine dans le ciel. L’âme souffrante est la plus proche de Mon Cœur. »
H + 24 min :
Chant : En toi, ma confiance
Partition 18-07, p. 455, p. 49 livret du pèlerin
Seigneur, m´oublieras-tu pour toujours ?
Jusqu´à quand me cacheras-tu ta face ?
Vois mon âme est envahie de révolte,
Et jour et nuit le chagrin emplit mon cœur.
En toi, j´ai mis, Seigneur, ma confiance
Ne me délaisse pas, Dieu de ma joie !
Evangile
14, 34 Jésus leur dit : « Mon âme est triste à mourir. Restez ici et veillez. »
35 Allant un peu plus loin, il tombait à terre et priait pour que, s’il était possible, cette heure s’éloigne de lui.
36 Il disait : « Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux ! »
Méditation
(Paroles de Jésus à Sainte Faustine) : « Aujourd’hui, amène-Moi les âmes indifférentes et froides, et plonge-les dans l’abîme de Ma Miséricorde. Ce sont ces âmes-là qui blessent le plus douloureusement Mon Cœur. Ce sont elles, qui au Jardin des Oliviers, m’inspirèrent la plus grande aversion. C’est à cause d’elles que j’ai dit : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de Moi ! » Pour elles, l’ultime planche de salut est de recourir à Ma Miséricorde. »
H + 32 min :
Chant : Puisque tu fais miséricorde
Partition 14-37, p. 452, p. 55 livret du pèlerin
Puisque tu fais miséricorde,
Puisque nos vies sont devant toi,
Puisque tu as versé ton sang pour nous,
Seigneur Jésus, exauce-nous (pardonne-nous).
Près du Seigneur se trouve le salut
Et l’abondance de son pardon.
C’est lui qui crée, qui sauve et qui guérit,
Car sa puissance est sans mesure.
Evangile
14, 36 Jésus disait : « Abba… Père, tout est possible pour toi. Éloigne de moi cette coupe. Cependant, non pas ce que moi, je veux, mais ce que toi, tu veux ! »
37 Puis il revient et trouve les disciples endormis.
Il dit à Pierre : « Simon, tu dors ! Tu n’as pas eu la force de veiller seulement une heure ?
38 Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
Méditation
J’ai offert ce jour pour les prêtres, j’ai souffert plus que jamais intérieurement et extérieurement. Je ne savais pas qu’on pouvait tant souffrir en un jour. Je tâchais de faire l’Heure Sainte, pendant laquelle mon esprit goûta l’amertume du Jardin des Oliviers. Je lutte toute seule, soutenue par Son bras contre toutes les difficultés qui se dressent comme des murs infranchissables devant moi. Cependant j’ai confiance dans la force de Son Nom et je n’ai peur de rien.
H + 40 min :
Chant : C’est par ta grâce
Partition 18-06, p. 308, p. 48 livret du pèlerin
Tout mon être cherche,
D´où viendra le secours,
Mon secours est en Dieu,
Qui a créé les cieux.
De toute détresse,
Il vient me libérer,
Lui le Dieu fidèle
De toute éternité.
C´est par ta grâce,
Que je peux m´approcher de toi,
C´est par ta grâce,
Que je suis racheté.
Tu fais de moi,
Une nouvelle création,
De la mort, tu m´as sauvé
Par ta résurrection.
Evangile
14, 38 Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ; l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
39 De nouveau, il s’éloigna et pria, en répétant les mêmes paroles.
Méditation
Pendant l’Heure Sainte, le Seigneur me permit de goûter Sa Passion. J’ai partagé l’amertume dont était remplie Son âme durant la Passion. Jésus m’a fait comprendre combien l’âme doit être fidèle à l’oraison malgré les tourments, la sécheresse et les tentations. Car, pour la plupart, c’est d’une telle oraison que dépend la réalisation des desseins de Dieu qui sont parfois bien grands. Si nous ne persévérons pas dans cette oraison, nous déjouons ce que Dieu voulait accomplir par nous, ou en nous. Que chacun se rappelle ces paroles : « En proie à la détresse, Il priait de façon plus instante. » Je prolonge toujours semblable oraison autant qu’il est en mon pouvoir et en accord avec mes devoirs.
H + 48 min :
Chant : Éternelle est ta miséricorde
Partition 22-14, p. 315, p. 53 livret du pèlerin
Par ta main, guide-nous, Seigneur,
Transforme-nous en ton amour,
Rassemble-nous en un peuple saint
Qui porte en ce monde ta paix.
Le cœur broyé, l’âme emplie de peur,
Nous nous cachions loin de toi.
Mais pour nous racheter, tu t’es fait l’un de nous,
Éternelle est ta miséricorde !
Evangile
14, 39 De nouveau, Jésus s’éloigna et pria, en répétant les mêmes paroles.
40 Et de nouveau, il vint près des disciples qu’il trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis de sommeil. Et eux ne savaient que lui répondre.
Méditation
Aujourd’hui je me suis levée plus tôt et j’ai fait ma méditation avant la Messe. La Sainte Messe est célébrée à six heures. Après la Sainte Communion, mon âme fut noyée dans le Seigneur, unique objet de mon amour. Je me sentis absorbée par Sa Toute-Puissance. Quand je suis revenue dans ma solitude, je me sentis mal et je dus me coucher. La Sœur m’a apporté des gouttes, mais toute la journée je me suis sentie mal. Le soir, j’ai tenté de faire les méditations de l’Heure Sainte. Cependant je n’y suis pas arrivée, je m’unissais seulement au Christ souffrant.
H + 56 min :
Evangile
14, 40 Et de nouveau, Jésus vint près des disciples qu’il trouva endormis, car leurs yeux étaient alourdis de sommeil. Et eux ne savaient que lui répondre.
41 Une troisième fois, il revient et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. C’est fait ; l’heure est venue : voici que le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.
42 Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »
Méditation
Toute grâce découle de la miséricorde et la dernière heure est pleine de miséricorde pour nous. Que personne ne doute de la bonté de Dieu ; nos péchés seraient-ils noirs comme la nuit, la miséricorde de Dieu est plus forte que notre misère. Une seule chose est nécessaire, que le pécheur entrouvre ne serait-ce qu’un peu, les portes de son cœur aux rayons de la miséricorde divine, et Dieu fera le reste. Mais malheur à l’âme qui a fermé la porte à la miséricorde divine, même à la dernière heure. Ces âmes-là ont plongé Jésus dans une mortelle tristesse au Jardin des Oliviers, et cependant la miséricorde de Dieu a jailli de son cœur très compatissant.
Bref silence
Tantum Ergo
p. 738, p. 41 livret du pèlerin
Litanies et déposition du Saint Sacrement
Chant : Jésus, Agneau de Dieu
Partition 17-35, p. 322, p. 52 livret du pèlerin
Jésus, Agneau de Dieu,
Digne es-tu de recevoir
Honneur, puissance et gloire,
La majesté, la victoire !
Digne es-tu de recevoir
Notre amour, notre adoration. (bis)
Pont :
Amen, amen
Annonces
Salve Régina
p. 823, p. 81 livret du pèlerin