Selon la demande de Jésus à sainte Marguerite Marie , nous vous proposons de veiller une heure avec Jésus , en l’accompagnant pas à pas dans son agonie.
Heure H
Chant : Cœur de Jésus, Ô cœur divin (partition 25-01, p.309, livret pèlerin p. 56)
Cœur de Jésus, ô cœur divin, Cœur transpercé par mes péchés ,
Cœur plein de grâce, source de vie, Purifie-moi et sauve-moi.
Je viens à toi, mon Sauveur, défiguré par le péché.
Dans tes blessures, je me cache,
Rien ne peut me séparer de toi, de ton amour immense.
Voici ton cœur empli d’amour, Jésus, mon Sauveur,
Ce cœur brûlant qui pour moi a tout donné.
Viens me délivrer du péché, par le sang et l’eau
Qui ont jailli de ton côté transpercé.
Méditations :
Jeudi 4 juin :
A l’occasion de ce mois du Sacré-Cœur, nous méditerons encore, dans l’action de grâces et la ferveur, des extraits de l’Encyclique du Pape François Dilexit nos (Il nous a aimés).
« Le Fils éternel de Dieu, qui me transcende infiniment, a aussi voulu m’aimer avec un cœur humain. Ses sentiments humains deviennent le sacrement d’un amour infini et définitif. Son cœur n’est donc pas un symbole physique qui n’exprimerait qu’une réalité purement spirituelle ou séparée de la matière. Un regard tourné vers le Cœur du Seigneur contemple sa chair humaine qui permet au Christ d’avoir des émotions et des sentiments bien humains, comme nous, quoi qu’entièrement transformés par son amour divin. La dévotion doit atteindre l’amour infini de la personne du Fils de Dieu, mais nous devons dire que cet amour est inséparable de son amour humain, et nous sommes aidés en cela par l’image de son cœur de chair. Si aujourd’hui encore le cœur est perçu dans le sentiment populaire comme le centre affectif de tout être humain, c’est lui qui peut le mieux signifier l’amour divin du Christ uni pour toujours et inséparablement à son amour humain. » (DN 60 et 61)
Jeudi 11 juin : [Veille des Fêtes du Sacré-Cœur ; méditations à part]
Jeudi 18 juin :
Toujours extraits de Dilexit nos, Encyclique du Pape François.
« L’annonce des temps messianiques se présentait comme une source ouverte pour le peuple : ‘Je répandrai sur la maison de David et sur l’habitant de Jérusalem un esprit de grâce et de supplication, et ils regarderont vers moi, celui qu’ils ont transpercé […]. En ce jour-là, il y aura une fontaine ouverte pour David et pour les habitants de Jérusalem, pour laver péché et souillure’ (Zacharie 12 et 13). Un côté transpercé, une fontaine ouverte, un esprit de grâce et de prière. Les premiers chrétiens ont inévitablement vu cette promesse s’accomplir dans le côté transpercé du Christ, la source d’où jaillit la vie nouvelle. En parcourant l’Évangile de Jean, nous voyons comment la prophétie s’est accomplie dans le Christ. Nous contemplons son côté ouvert d’où jaillit l’eau de l’Esprit : ‘Un des soldats, de sa lance, lui perça le côté et il sortit aussitôt du sang et de l’eau’ (Jean 19). L’évangéliste ajoute ensuite : ‘Ils regarderont celui qu’ils ont transpercé’ (Jean 19). Il reprend ainsi l’annonce du prophète qui promettait au peuple une source ouverte à Jérusalem lorsqu’ils regarderaient celui qu’ils auraient transpercé (cf. Za 12, 10). La source ouverte, c’est le côté blessé de Jésus-Christ. » (DN 95 et 96)
Jeudi 25 juin :
En ce dernier jeudi du mois du Sacré-Cœur, nous laissons le Pape François nous orienter vers le saint fondateur de l’ordre de la Visitation, Saint François de Sales.
« La contribution de saint François de Sales est à souligner. Il a souvent contemplé le Cœur ouvert du Christ qui nous invite à y demeurer dans une relation personnelle d’amour où les mystères de la vie sont éclairés. On peut voir dans la pensée de ce saint Docteur comment, face à une morale rigoriste et à une religiosité de simple observance, le Cœur du Christ se présente comme un appel à la pleine confiance en l’action mystérieuse de sa grâce. Il l’exprime ainsi dans une proposition à la Baronne de Chantal : ‘Il m’est bien d’avis que nous ne demeurerons plus en nous-mêmes, […] nous nous logerons pour jamais dans le côté percé du Sauveur ; car, sans lui, non seulement nous ne pouvons, mais quand nous pourrions, nous ne voudrions rien faire’. Pour lui, la dévotion (au Cœur de Jésus) est une invitation à la relation personnelle où chaque personne se sent unique devant le Christ, prise en compte dans sa réalité irremplaçable, pensée par le Christ et valorisée de manière directe et exclusive : ‘Ce cœur très adorable et très aimable de notre Maître tout ardent de l’amour qu’Il nous porte, cœur auquel nous verrons tous nos noms inscrits […]. Ce sera un sujet de très grande consolation que nous soyons si chèrement aimés de Notre Seigneur qu’Il nous porte toujours en son cœur’. » (DN 114 et 115)
H + 8 min
Chant : O Sacré Cœur de mon Jésus (livret pèlerin p. 96)
Ô Sacré-Cœur de mon Jésus, je vous choisis pour ma demeure
Afin que vous soyez ma force dans les combats,
Le soutien dans mes faiblesses,
Ma lumière et mon guide dans mes ténèbres.
Soyez enfin réparateur de tous mes défauts,
Sanctificateur de mes intentions
Je les unis à vos actions et je vous les offre
Pour me disposer à vous recevoir, à vous aimer, à vous honorer
Ô Sacré-Cœur je vous choisis pour ma demeure !
Evangile selon St Matthieu
26, 36 Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. »
37 Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse.
Méditation
[Les brèves méditations qui suivent les lectures de l’Evangile, sont extraites de l’Encyclique Dilexit nos, et traitent particulièrement du thème de la consolation du Cœur du Christ, ardemment demandée par Notre Seigneur à Ste Marguerite Marie].
La blessure du côté d’où jaillit l’eau vive est encore ouverte chez le Christ ressuscité. Cette large blessure faite par la lance, ainsi que les blessures de la couronne d’épines qui apparaissent souvent dans les représentations du Sacré-Cœur, sont inséparables de cette dévotion (au Sacré-Cœur). Nous contemplons en elles l’amour de Jésus-Christ qui fut capable de se donner jusqu’au bout. Le cœur du Ressuscité conserve ces signes du don total qui entraîna une intense souffrance pour nous. Il est donc en quelque sorte inévitable que le croyant veuille réagir non seulement à ce grand amour, mais aussi à la douleur que le Christ a accepté d’endurer pour tant d’amour (DN 151).
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H + 16 min
Chant : Ô Jésus, Cœur brûlant d’amour (partition 14-31, p.332, livret pèlerin p. 57)
Ô Jésus, Cœur brûlant d’amour,
Agneau immolé,
Source de vie, torrent de grâce,
Viens guérir nos cœurs de tout péché.
Source de vie, torrent de grâce,
Viens demeurer en nous et sauve-nous.
Evangile selon St Matthieu
26, 36 Alors Jésus parvient avec eux à un domaine appelé Gethsémani et leur dit : « Asseyez-vous ici, pendant que je vais là-bas pour prier. »
37 Il emmena Pierre, ainsi que Jacques et Jean, les deux fils de Zébédée, et il commença à ressentir tristesse et angoisse.
38 Il leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. »
Méditation
L’expérience spirituelle qui s’est développée autour du Cœur du Christ : (c’est) le désir intérieur de Le consoler. Je voudrais me concentrer sur ce désir qui apparaît souvent dans le cœur du croyant amoureux lorsqu’il contemple le mystère de la Passion du Christ et qu’il la vit comme un mystère, non pas seulement rappelé mais, par grâce rendu présent, ou mieux, nous rendant mystiquement présents à ce moment rédempteur. Comment ne pas vouloir consoler le Bien-aimé, s’Il est le plus important ? (DN 152)
H + 24 min
Chant : Cœur de Jésus brûlant d’amour (partition 06-13, p.309, livret pèlerin p. 49)
Cœur de Jésus brûlant d’amour,
Embrase–nous par ton Esprit,
Que nos cœurs soient semblables au tien,
Que nous brûlions de charité.
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Evangile selon St Matthieu
26, 38 Jésus leur dit alors : « Mon âme est triste à en mourir. Restez ici et veillez avec moi. »
39 Allant un peu plus loin, il tomba face contre terre en priant, et il disait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »
Méditation
Le Pape Pie XI a voulu nous inviter à reconnaître que le mystère de la Rédemption par la Passion du Christ transcende, par la grâce de Dieu, toutes les distances de temps et d’espace. S’Il s’est donné sur la croix pour les péchés à venir, les nôtres, de la même manière nos actes offerts aujourd’hui pour sa consolation parviennent, par-delà le temps, jusqu’à son cœur blessé : [maintenant ici, citation du Pape Pie XI] « Si, à cause de nos péchés futurs, mais prévus, l’âme du Christ devint triste jusqu’à la mort, elle a, sans nul doute, recueilli quelque consolation, prévue elle aussi, de nos actes de réparation, alors qu’un ange venant du ciel lui apparut, pour consoler son cœur accablé de dégoût et d’angoisse (référence à l’Evangile de Luc, chapitre 22). Ainsi donc, ce cœur sacré incessamment blessé par les péchés d’hommes ingrats, nous pouvons maintenant, et même nous devons, le consoler d’une manière mystérieuse, mais réelle » (DN 153)
H + 32 min
Chant : Mon Père, mon Père, je m’abandonne à toi, (partition 14-30, p.328, livret pèlerin p. 54)
Mon Père, mon Père, je m’abandonne à toi,
Fais de moi ce qu’il te plaira.
Quoi que tu fasses, je te remercie,
Je suis prêt à tout, j’accepte tout,
Car tu es mon Père, je m’abandonne à toi.
Car tu es mon Père, je me confie en toi.
Mon Père, mon Père, en toi je me confie,
En tes mains, je mets mon esprit.
Je te le donne, le cœur plein d’amour.
Je n’ai qu’un désir : t’appartenir.
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Evangile selon St Matthieu
26, 39 Allant un peu plus loin, Jésus tomba face contre terre en priant, et il disait : « Mon Père, s’il est possible, que cette coupe passe loin de moi ! Cependant, non pas comme moi, je veux, mais comme toi, tu veux. »
40 Puis il revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ?
41 Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ;
l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
Méditation
Il pourrait sembler que cette expression de dévotion n’ait pas de support théologique suffisant [à savoir la consolation et la réparation possibles par-delà le temps, alors que le Christ est ressuscité et ne connaît plus la mort. NDLR]. Mais en réalité le cœur a ses raisons. Le sensus fidelium (le sens de la foi des fidèles) perçoit qu’il y a là quelque chose de mystérieux qui dépasse notre logique humaine, et que la Passion du Christ n’est pas un simple fait du passé : nous pouvons y participer par la foi. Méditer le don de soi du Christ sur la croix est plus qu’un simple souvenir pour la piété des fidèles. À cela s’ajoute la conscience de notre péché qu’Il a porté sur ses épaules blessées, et de notre insuffisance devant tant d’amour qui nous dépasse toujours infiniment (DN 154).
H + 40 min
Chant : Car tu es l’amour (partition 17-09, livret pèlerin p. 48)
Dieu, notre Père, nous croyons en toi,
Dieu, notre Père, ton amour ne passe pas !
Dieu, notre Père, nous croyons en toi,
Car tu es l’amour, car tu es l’amour !
Vois ce cœur transpercé, qui nous a tant aimés,
Trop souvent méprisé et mal-aimé.
Jésus est ton berger, l’amour que tu cherchais,
Dieu t’aime et te désire, viens, n’aie pas peur.
Evangile selon St Matthieu
26, 40 Puis Jésus revient vers ses disciples et les trouve endormis ; il dit à Pierre : « Ainsi, vous n’avez pas eu la force de veiller seulement une heure avec moi ?
41 Veillez et priez, pour ne pas entrer en tentation ;
l’esprit est ardent, mais la chair est faible. »
42 De nouveau, il s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »
Méditation
Nous nous demandons comment il est possible d’être en relation avec le Christ vivant, ressuscité, pleinement heureux, et en même temps de le consoler dans sa Passion. Il convient de considérer que le Cœur ressuscité conserve sa blessure comme un souvenir constant, et que l’action de la grâce provoque une expérience qui n’est pas entièrement contenue dans l’instant chronologique. Ces deux convictions nous permettent d’admettre que nous nous trouvons sur un chemin mystique qui dépasse les tentatives de la raison… « Mais – écrivait le Pape Pie XI – quelle consolation peuvent apporter au Christ régnant dans la béatitude céleste ces rites expiatoires ? Nous répondrons avec Saint Augustin : “Prenez une personne qui aime : elle comprendra ce que je dis.” » (DN 155)
H + 48 min
Chant : Laissez-vous consumer (partition 21-07, p.720, livret pèlerin p. 63)
Laissez-vous consumer par le feu de l’amour de mon cœur.
Depuis l’aube des temps, je veux habiter au creux de vos vies.
Voyez mon cœur qui a tant aimé les hommes,
Et qui, en retour, n’a reçu que du mépris.
Laissez-vous aimer par mon cœur brûlant !
Evangile selon St Matthieu
26, 42 De nouveau, Jésus s’éloigna et pria, pour la deuxième fois ; il disait : « Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté soit faite ! »
43 Revenu près des disciples, de nouveau il les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil.
44 Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles.
Méditation
Toute âme aimant Dieu avec ferveur, quand elle regarde le passé, peut voir et contempler dans ses méditations le Christ travaillant pour l’homme, affligé, souffrant les plus dures épreuves “pour nous les hommes et pour notre salut”, presque abattu par la tristesse, l’angoisse et les opprobres ; bien plus, “écrasé à cause de nos fautes” (Isaïe 53), dans ses blessures nous trouvons la guérison. Tout cela, les âmes pieuses ont d’autant plus de raison de le méditer que ce sont les péchés et les crimes des hommes commis en n’importe quel temps qui ont causé la mort du Fils de Dieu (DN 155)
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H + 56 min
Evangile selon St Matthieu
26, 43 Revenu près des disciples, de nouveau Jésus les trouva endormis, car leurs yeux étaient lourds de sommeil.
44 Les laissant, de nouveau il s’éloigna et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles.
45 Alors il revient vers les disciples et leur dit : « Désormais, vous pouvez dormir et vous reposer. Voici qu’elle est proche, l’heure où le Fils de l’homme est livré aux mains des pécheurs.
46 Levez-vous ! Allons ! Voici qu’il est proche, celui qui me livre. »
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Méditation
Lorsque l’Écriture affirme que les croyants qui ne vivent pas en accord avec leur foi « crucifient pour leur compte le Fils de Dieu » (Hébreux 6), ou que lorsque j’endure les souffrances pour les autres « je complète en ma chair ce qui manque aux épreuves du Christ » (Colossiens 1), ou que le Christ durant sa Passion a prié non seulement pour ses disciples d’alors, mais « pour ceux qui, grâce à leur parole, croiront en Lui » (Jean 17), elle dit une chose qui brise nos schémas limités. Elle nous montre qu’il n’est pas possible d’établir un avant et un après sans aucun lien, même si notre pensée ne sait pas comment l’expliquer (DN 156).
Bref silence puis :
Tantum Ergo,
Litanies et déposition du Saint Sacrement.
Chant : Cœur de Jésus d’où jaillit le salut (livret pèlerin p. 57)
Cœur de Jésus d’où jaillit le Salut,
Viens m’abreuver, me donner ta paix. (bis)
Humble Cœur de Jésus, Donne-moi de t’aimer,
De pouvoir t’annoncer Aux gens du monde entier.
Toi le roi de mon cœur, Jésus, mon rédempteur,
J’espère en ton amour Qui durera toujours.